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4-H Canada Blog

Répondre aux objectifs de développement durable des Nations Unies grâce au Sommet des jeunes en agriculture de Bayer et aux 4-H

Le contexte actuel international exerce des pressions énormes sur l’approvisionnement alimentaire mondial. Nous sommes appelés à produire de plus en plus d’aliments afin de nourrir une population mondiale croissante qui augmente de 233 000 personnes par jour, tout en comptant sur une main-d’œuvre rurale plus restreinte.

Organisé par Bayer, le Sommet des jeunes en agriculture avait lieu à Bruxelles, en Belgique, en octobre dernier. Près de 50 nations étaient représentées par 100 jeunes délégués de partout dans le monde dans le cadre de cette conférence. Le Canada comptait quant à lui quatre représentants : Brandon Hebor et Alexis Wagner de l’Ontario, Cameron Olson de l’Alberta et moi de la Nouvelle-Écosse. Parmi les quatre représentants, Cameron et moi y étions présents pour représenter les 4-H du Canada, un mouvement auquel j’ai été membre pendant quatre ans durant lesquels j’ai essayé de m’impliquer le plus possible. Grâce aux 4-H, j’ai eu le privilège de me rendre au Ghana, en Afrique, au cours de l’été 2016 dans le cadre du programme d’apprentissage par le service à l’étranger. Les 4-H m’ont également permis de développer une passion pour l’agriculture et de me rendre compte que je souhaitais vraiment prendre part aux discussions sur les enjeux liés à la sécurité alimentaire et à la justice.

Dans le cadre de la conférence, des jeunes âgés de 18 de 25 ans ont été mis au défi d’écrire un texte sur les solutions que les jeunes pourraient apporter afin d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD). Les ODD forment 17 objectifs que les Nations Unies souhaitent atteindre d’ici 2030. Les organisateurs de la conférence ont choisi les textes gagnants en déterminant les sujets de texte associés aux cinq ODD ayant fait le plus l’objet de discussions parmi les délégués. L’égalité des sexes, l’action climatique, l’éducation de qualité, l’innovation et la production responsable constituaient ces ODD, qui ont été intégrés en créant le concours « Thrive for Change », lequel divisait les délégués en groupes chargés d’élaborer une solution pour atteindre un objectif durable précis.  

À part moi, neuf autres délégués constituaient mon groupe. Lors de la conférence, nous avons entamé notre projet en nous demandant comment nous pourrions résoudre un problème systémique comme l’inégalité des sexes. Nous avons ainsi décidé de créer une plateforme numérique qui présenterait aux jeunes femmes les possibilités et les sources de financement offertes au sein des communautés locales et internationales. Nous prévoyons diviser notre site Web en trois catégories : l’éducation, le financement et les possibilités offertes. Nous espérons avoir la chance de travailler avec des organismes afin de créer des programmes éducatifs qui aideront les jeunes femmes à en savoir plus sur les pratiques commerciales et agricoles locales et que ces organisations nous aideront à créer un site Web qui offre des sources d’information libres d’accès. 

bayer picDans de nombreux pays en voie de développement, les jeunes gens sont moins portés à œuvrer dans le monde de l’agriculture, car la stigmatisation associée à l’idée que l’agriculture est réservée aux personnes pauvres et sans instruction est encore présente. Cette réalité est particulièrement vraie pour les femmes, que l’on dissuade également de prendre des postes de pouvoir et de s’élever au-dessus de la culture vivrière. C’est pour cette raison que nous avons décidé de mettre en place un projet pilote au Kenya, où l’inégalité des sexes en agriculture constitue un problème majeur. Voilà pourquoi notre site Web présentera aux jeunes femmes les possibilités et les sources de financement qui leur sont spécialement destinées à l’échelle nationale et internationale.

Nous souhaitons que notre site Web facilite l’accès au financement ainsi qu’aux programmes éducatifs en plus d’habiliter les jeunes femmes à faire leurs propres choix. Notre objectif est qu’un plus grand nombre de femmes possible découvrent les pratiques commerciales et agricoles locales, puisque l’éducation pour l’éducation n’est jamais une mauvaise chose. Nous espérons habiliter les jeunes femmes à devenir des chefs de file dans leur communauté ainsi que des modèles pour la prochaine génération.

Les 4-H nous apprennent à « apprendre en travaillant ». Dans mon cas, cette activité a permis de transformer une passion en un projet et de tenter de voir un rêve devenir une réalité. Bien que ce projet puisse ne pas se dérouler parfaitement, notre groupe est convaincu que les échecs nous permettent de tirer des leçons de nos erreurs. Nous avons été très chanceux de nous être lancés sur cette voie avec le prix de 10 000 euros que nous avons reçu à la conférence, et nous avons hâte de voir ce que l’avenir nous réserve.

Si je ne devais retenir qu’un seul enseignement de mon passage au sein des 4-H, ce serait qu’il y aura toujours des gens pour vous appuyer et croire en vous. Trouvez votre place dans le monde et suivez cette passion. Les aventures et les occasions enrichissantes se trouveront naturellement sur votre chemin.