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4-H Canada Blog

Le meilleur sentiment du monde

 

Harrison Czapalay de la vallée d’Annapolis, en Nouvelle-Écosse – surnommé « Cowboy Harrison – était âgé de trois ans lorsqu’il a été diagnostiqué d’autisme de haut niveau. En particulier, il avait peur des bruits forts, de rencontrer des inconnus, et de regarder les gens dans les yeux. Vingt-deux ans plus tard, on voit que Harrison n’a pas laissé son autisme le définir. Chaque année, il participe à des collectes de fonds pour le chapitre de la vallée d’Annapolis de l’organisme Autism Nova Scotia et pour le programme S.M.I.L.E. (Sensory Motor Instructional Leadership Experience) d’Acadie, en coordonnant les événements annuels de sensibilisation « Light It Up Blue for Autism Awareness » de Wolfville. Il attribue une grande partie de son succès aux 4‑H.

Les 4-H du Canada – Bonjour, Harrison! Tu es membre des 4-H depuis huit ans. Comment les 4‑H t’ont-ils aidé à surmonter certaines de tes difficultés?
Harrison –
Là où les 4-H m’ont le plus aidé, c’est concernant mes aptitudes oratoires. Lorsqu’on parle en public, il faut regarder les évaluateurs et la foule dans les yeux, scruter la salle pour s’assurer que l’on ne perd pas l’attention des spectateurs, et éviter de parler trop vite. Maintenant, je suis capable de parler à une vitesse confortable. J’ai dirigé de nombreuses discussions sur l’art oratoire auprès de groupes des 4‑H. J’ai également gagné une place au Concours des jeunes orateurs canadiens pour l’agriculture, qui s’est tenue à la Foire royale d’hiver de l’agriculture à Toronto, il y a deux ans. J’ai été renversé d’entendre mon nom quand ils ont annoncé les gagnants. C’était le meilleur sentiment du monde.

Les 4-H du Canada – Tu as travaillé comme animateur adjoint pour les produits laitiers pendant environ deux ans, et cette année, tu es animateur adjoint au projet des chevaux légers de l’Eastern Kings 4-H Club. Quels sont les acquis que tu souhaites transmettre aux membres des 4-H sous ta gouverne?
Harrison –
Je veux enseigner aux enfants que même s’ils ont une incapacité, ils peuvent quand même se joindre aux 4‑H, quel que soit leur âge. C’est une question de surmonter les obstacles. À une certaine époque, jamais ne n’aurais cru que j’aurais un jour du succès en art oratoire. Prenons, par exemple, Temple Grandin. Je l’ai toujours vue comme un exemple à suivre. Elle a travaillé auprès de l’industrie de l’élevage en tant que spécialiste du comportement animal, et elle est autiste. Montrer des animaux d’élevage peut être intimidant, aussi. Je fais de l’activisme pour la communauté autiste, mais je dis également aux jeunes des 4‑H ce qu’ils ont besoin d’entendre en vue de sortir de leur zone de confort et de réaliser de grandes choses.

Les 4-H du Canada – À ton avis, comment les clubs des 4-H peuvent-ils mieux soutenir les membres des 4‑H autistes?
Harrison –
Il faut les bons animateurs. Je suis époustouflé par la manière dont certains animateurs enseignent aux enfants à montrer une vache laitière. Ils prennent leur temps avec ces enfants, et j’aime moi aussi jouer ce genre de rôle. S’il y a quelqu’un qui veut en savoir plus sur l’autisme ou qui veut faire participer davantage d’enfants, qu’il m’appelle!

« Je veux enseigner aux enfants que même s’ils ont une incapacité, ils peuvent quand même se joindre aux 4-H, quel que soit leur âge. »