Il y a un peu moins d’un an, j’ai reçu un courriel confirmant mon acceptation d’une occasion à laquelle je souhaitais participer depuis plusieurs années. « Félicitations, tu as été sélectionné pour assister au Congrès de la citoyenneté des 4-H du Canada en février. » J’ai célébré en silence, pris un moment, ai relu le courriel juste pour être sûr que j’avais bien lu, puis j’ai commencé à saisir la pleine mesure de l’expérience incroyable qui m’attendait.

Je m’intéresse à la politique, au droit et au débat depuis longtemps. Le conseil étudiant, les concours d’art oratoire, les cours au secondaire et les tournois de simulation de procès ont tous poussé ma curiosité encore plus loin. On imagine sans peine à quel point j’étais intrigué lorsque j’ai découvert qu’il y avait une occasion d’explorer ces intérêts par l’entremise d’une conférence des 4-H. Le Congrès de la citoyenneté est une occasion nationale qui offre à des jeunes de tout le pays de se rendre à Ottawa, en Ontario, pour en apprendre davantage sur la démocratie canadienne par l’entremise de visites et de présentations d’invités, tout en créant des liens durables entre ses participants et en permettant de s’amuser.

J’étais parmi les délégués de l’Ontario au Congrès de la citoyenneté des 4-H de 2023, et ai fait la route de six heures jusqu’à Ottawa par une semaine enneigée de février. Dès mon arrivée, j’ai su que j’étais au bon endroit. Des délégués à l’esprit civique de partout au pays s’étaient réunis, prêts à apprendre de nouvelles choses au cours des cinq jours qui suivraient. Très rapidement, nous avons été plongés dans l’effervescence d’Ottawa, participant à une activité de réseautage dans l’édifice Sir John A. Macdonald, qui est une grande salle de bal située en face de la colline du Parlement. C’est là que nous avons rencontré des dirigeants de nombreux secteurs canadiens, y compris des politiciens, des dirigeants des 4-H et des représentants de l’industrie de l’agriculture. Cette occasion de réseautage nous a permis d’acquérir de précieuses connaissances sur de nombreuses futures carrières que nous espérons poursuivre, tout en tissant des liens importants.

« Le Congrès de la citoyenneté est une occasion nationale qui offre à des jeunes de tout le pays de se rendre à Ottawa, en Ontario, pour en apprendre davantage sur la démocratie canadienne par l’entremise de visites et de présentations d’invités, tout en créant des liens durables entre ses participants et en permettant de s’amuser. »

Ethan Russell

Ethan et ses collègues délégués du Congrès de la citoyenneté ont non seulement eu l’occasion de visiter les bâtiments du parlement, mais également de tenir un débat au Sénat.

Crédit photo :Ethan Russell

Le vrai travail a commencé le lendemain. Le Congrès de la citoyenneté s’articule autour d’un événement, c’est-à-dire un débat formel de style parlementaire au Sénat. Au cours des jours qui ont suivi, nous étions occupés à nous préparer dans le cadre de nos fonctions à l’événement qui était prévu lors de notre dernière journée. La majorité des délégués à la conférence ont agi comme s’ils étaient des députés, plaidant en faveur d’une motion au sein du gouvernement, contre la motion présentée par l’opposition ou en tant que tiers parti.

Dans chaque parti, certains membres ont assumé des responsabilités supplémentaires, agi à titre d’experts en la matière dans le rôle de ministre du cabinet fantôme ou de ministre, ou en qualité de chef de parti ou de vice-président de parti. Parmi ces responsabilités supplémentaires, j’ai assumé le rôle de premier ministre, agissant comme chef de parti du gouvernement. Les autres rôles comprenaient ceux du président de la Chambre des communes, qui est chargé de maintenir l’ordre dans la salle du Sénat, du greffier, qui est chargé de comptabiliser les votes et de tenir des registres, ainsi que des membres de la presse, qui sont chargés de rapporter les points saillants du débat.

J’ai travaillé avec le parti du gouvernement au cours des jours qui ont suivi, rédigeant nos principaux arguments avec les députés, effectuant des recherches aux côtés des ministres et communiquant avec la presse. Entre les travaux que nous effectuions, nous participions à des événements intéressants, dont une visite de la Colline du Parlement, un voyage au centre-ville d’Ottawa à l’occasion du Winterlude et une réunion avec le sénateur Robert Black.

Le débat a eu lieu lors de la dernière journée. Le gouvernement n’ayant pas eu à lui seul suffisamment de voix pour adopter la résolution, nous devions convaincre le tiers parti de se rallier à notre cause. Tous les délégués ont pris place au Sénat au début du débat. Nous avons présenté notre cause en premier, tout en répondant aux questions de l’opposition et du tiers parti. L’opposition a pris position contre notre résolution, tout comme le tiers parti. Les ministres et les porte-paroles des partis d’opposition ont échangé des questions. Les députés ont présenté des arguments passionnés, présentant les arguments pour et contre. Le président a maintenu l’ordre dans la salle, en faisant respecter un délai strict avec l’aide des greffiers. La presse a enregistré ce qui se passait, organisant une interview avec moi-même et les autres chefs de parti lors d’un caucus avant le vote final.

À la suite de notre bref caucus, les délégués sont revenus à la Chambre, et les chefs de parti ont prononcé le mot de la fin, et le vote a commencé. Après plusieurs minutes, les greffiers avaient obtenu un décompte. La résolution a été rejetée. Le gouvernement n’a pas obtenu suffisamment de voix. La presse a organisé une autre session avec les autres dirigeants et moi-même, où nous avons exprimé notre intention de continuer à travailler avec l’opposition et le tiers parti pour parvenir à une résolution plus acceptable dans l’avenir. Puis, c’était fini. Nous venions de tenir un débat complet au Sénat canadien.

Plus tard dans la soirée, nous avons dansé et fait la fête, afin de célébrer toutes nos réalisations et l’avenir radieux qui se profilait à l’horizon pour nous tous. Le lendemain matin, j’ai fait le trajet du retour pour rentrer à la maison, mais je me sentais différent. Je me souviens d’avoir questionné bon nombre d’autres délégués sur leurs sentiments après le débat. Tout le monde a dit qu’ils avaient appris quelque chose. Qu’il s’agisse de notre sujet de débat, de notre prise de parole devant un public, de la procédure parlementaire ou simplement à quel point la salle du Sénat était impressionnante, tout le monde est retourné chez lui en ayant appris de nouvelles choses.

Personnellement, j’en ai tiré une plus grande confiance en moi-même. Si j’ai réussi à me préparer et parler dans le cadre d’une conférence nationale des 4-H, quoi d’autre peut-je faire? Cette opportunité m’a permis d’approfondir des compétences que j’ai appliquées dans le cadre de mes fonctions de conseil étudiant et des tournois de simulation de procès auxquels j’ai participé plus tard dans l’année. Cela m’a donné une meilleure appréciation de l’éducation civique canadienne. J’ai de plus rencontré des membres 4-H de partout au pays, des jeunes qui partageaient des vues similaires aux miennes et qui avaient confiance en leurs capacités de faire du Canada un endroit où il fait bon vivre.

Au milieu de l’horizon d’Ottawa, le Congrès sur la citoyenneté m’a révélé ce qui suit :

« Qui que nous soyons, d’où que nous venions, quelle que soit notre façon de parler ou quel que soit notre niveau de confiance, nous pouvons faire une différence dans notre club, notre communauté, notre pays et notre monde. »


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