L’Expo-sciences des 4-H du Canada m’a façonnée en tant que personne, apprenante et membre 4-H. Mes trois années d’implication ont insufflé en moi un amour pour la science, tout en m’incitant à m’interroger sur le monde qui m’entoure. Mais, plus encore, cette expérience m’a appris à voir les défis comme des occasions d’apprentissage et non comme des obstacles. Elle m’a également enseigné à toujours chercher à en savoir plus et à croire en moi, même quand les choses semblent impossibles.  

Mais par quoi commence-t-on? Choisir une idée pour un projet scientifique est probablement La chose la plus difficile à faire. L’important est de se rappeler qu’il n’y a pas de mauvaises idées. Mon conseil est de dresser la liste des choses qui t’intéressent ou qui t’interpellent, et à partir de cette liste, de réfléchir aux problèmes que tu sais existent dans chacun de ces domaines d’intérêt.

L’Expo-sciences des 4-H du Canada permet de découvrir de nouveaux endroits, d’apprendre de nouvelles choses et de rencontrer de nouvelles personnes.
Crédit photo : © Les 4-H du Canada

L’essentiel pour choisir un bon sujet est d’essayer de répondre à une question à laquelle on n’a jamais encore trouvé de réponse. Sois créatif, discute avec ton entourage et n’aie pas peur de te servir d’Internet pour fouiller. Il faut formuler son sujet en étant le plus précis possible. Une fois que tu as choisi un sujet et un problème à examiner, ne te décourage pas si le problème semble impossible à résoudre ou si tu ne sais pas par où commencer. La première étape consiste à effectuer des recherches sur le sujet qui t’intéresse. Renseigne-toi le plus possible jusqu’à ce que tu aies l’information nécessaire pour trouver une solution au problème ou élaborer un plan pour tenter une expérience afin d’en apprendre davantage sur le problème.

 Le dernier projet d’expo-sciences sur lequel j’ai travaillé portait sur l’étude de l’activité antiangiogénique des germes. Permets-moi de te parler de comment j’en suis arrivée à choisir ce sujet. Je savais que je voulais travailler dans les domaines de la barrière hémato-encéphalique et du cancer. Un membre de ma famille luttait contre le cancer du cerveau, et j’étais inspirée d’en apprendre davantage sur la façon d’améliorer le traitement qu’il recevait. J’ai décidé de me concentrer sur le développement de médicaments et de partager mes idées à l’un de mes mentors. Grâce à ma créativité et à l’expertise de ce dernier, nous avons convenu qu’il serait possible d’étudier la capacité des germes à arrêter la croissance d’une tumeur. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais, mais j’ai commencé à lire sur le sujet. Après avoir lu de nombreux articles à ce propos, j’avais tellement d’idées, mais aucun plan pour les concrétiser. J’ai parlé à des professionnels de l’industrie, qui m’ont aidée à préciser ma pensée et à élaborer un protocole d’essai. Puis, je suis passée à la partie amusante : l’étape de mettre le tout à l’essai.

C’est facile de parler d’un projet lorsqu’il vous passionne!
Crédit photo : L’expo-sciences pancanadienne

Le truc avec la science, c’est qu’il y a plus de difficultés que de réussites. Il arrive souvent que mes expériences ne fonctionnent pas ou que mes résultats ne fassent aucun sens. Le plus grand conseil que je pourrais donner est de ne pas abandonner. Continue d’essayer de nouvelles choses. Apprends-en plus sur ton sujet et ne crains pas d’échouer. Dans le domaine de la science, c’est en commettant des erreurs que l’on apprend.  

L’Expo-sciences des 4-H du Canada a non seulement fait naître en moi cette passion pour les sciences, mais elle m’a également enseigné des leçons de vie inestimables au chapitre de la résilience, de la créativité et de la résolution de problèmes. Grâce à ma curiosité et aux conseils de mentors, j’ai appris que c’est dans l’univers de la science, un monde teinté par les réussites et les échecs, que je souhaitais faire carrière. Par ailleurs, il n’y a rien qui se compare à lorsque l’on trouve enfin la réponse à sa question. 

Le sourire en dit long!
Crédit photo : Avec l’aimable autorisation de Neleah Lavoie

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